PSG : Points forts et Points faibles de Leipzig (Ne pas vendre la peau de l’ours avant…)

Oulala Au sein de la rédaction, nous voyons venir une horde de supporters parisiens désireux de nous couper les vivres rien qu’à l’énoncé de ce titre

Messieurs, soyons sérieux, évacuons la passion aveuglante de cette fin de match déjà légendaire, et, connectons les 2 hémisphères de nos cerveaux. Cette demi-finale contre Leipzig est à jouer et…à gagner. Comme le disait Tata Lucette, ce n’sera pas d’la tarte.

Débrief très court sur le quart contre nos amis de Bergame

Tout ou presque a déjà été dit donc voici un très court débrief :

  • Neymar a été grand (oui, oui, il a raté 2 face à face, nous sommes au courant), mais seul jusqu’à l’entrée en jeu de son frère siamois
  • Les choix tactiques du milieu ont été mauvais jusqu’à l’entrée en jeu de l’ami Paredes
  • Kehrer ne doit jamais devenir assureur
  • Gueye ne cesse de faire jouer son jumeau
  • Marquinhos est un patron, brésilo-marocain, mais un patron (vous avez la référence?)
  • Pourquoi ne pas prolonger Thiago Silva? No comprendo
  • Icardi est-il encore joueur de foot?
  • Oui, un miracle a eu lieu mardi soir, soyons objectifs

Le 11 parisien sera frais

L’un des points forts du match de mardi est que l’effectif parisien sera particulièrement frais pour les raisons suivantes :

  • Enchainements des matchs à haute intensité sans « trop » de souffrance physique
  • Moral au beau fixe après 2 remontadas sans être à la place de la victime (oui, le match contre le Borussia est une remontada)
  • Mbappé sera au moins à 90% (et quand on voit ses appuis à 60%…)
  • Di Maria sera de retour
  • Tuchel aura retenu pas mal d’enseignements du match contre l’Atalanta (notamment au milieu…)

Tuchel versus Nagelsmann : Avantage à l’homme en béquilles

Tout d’abord, oui, Nagelsmann, avec sa dégaine de YouTuber germanique est un OVNI. Un OVNI, car, à 33 ans, en France, les règles ubuesques font que tu serais au mieux assistant entraineur en N2. En Germanie, que nenni, si tu mérites, tu as l’équipe A. Une sorte de rêve américain.

Ce match sera surtout un match entre les 2 entraineurs, Tuchel et Nagelsmann. Tout d’abord car leur identité de jeu est assez éloignée, et, aussi car le premier nommé a été le PATRON su second nommé, fut un temps, à Augsbourg. Très belle ville de la riche Bavière, ancienne colonie romaine, ne ratez pas la cathédrale.

Les 2 hommes se sont déjà rencontrés lorsque Tuchel entrainait le Borussia de Dortmund et Nagelsmann la bombe d’Hoffenheim (et oui, c’était déjà lui derrière cette équipe enthousiasmante).

Soyons clairs, Tuchel a souvent battu Nagelsmann, mais avec des effectifs plus complets que lui. L’histoire pourrait donc se répéter puisque l’une des rares vedettes de Leipzig était Werner, à présent, des jolis noms pour les connoisseurs, mais pas pour le grand public.

Ce dont le PSG doit ABSOLUMENT se méfier

Les points forts de Leipzig

Les latéraux de Leipzig

A moins d’être myope, il faudra bien entendu surveiller les ailes. Véritable point fort de l’ami Angelsmann, les pistons composés de Laimer et Angelino peuvent faire mal, très mal.

Son 3-5-2 a fait forte impression hier, et, les 2 latéraux cités y sont pour beaucoup. Tilo et Bernat devront être sur leur 31 mardi soir prochain…car contre l’Atalanta, ils étaient plutôt en reprise douce…

2 piliers nommés Upamecano et Sabitzer

Nagelsmann est synonyme de « collectif », donc pas évident d’évoquer des vedettes tant chaque joueur est important. Toutefois, 2 noms peuvent être sortis du lot : Upamecano et Sabitzer. L’un a été l’homme du match contre l’Atletico et l’autre a été doté d’une sacré vista (notamment sur la passe amenant le second but).

On l’oublie trop souvent mais Upamecano est Français, hein. 21 ans, costaud comme un roc, ayant un jeu dans les airs de contrôleur aérien, anticipant comme un bon père de famille et n’hésitant pas à porter le ballon, idéal pour créer des décalages en avançant d’à peine 10 mètres.

Concernant Sabitzer, c’est le point fort offensif de Leipzig. Vision du jeu, précision, il n’y a que son nom qui racle un peu la gorge, le reste, c’est du miel.

Nagelsmann et son sens de stratégie

Ancien élève de Tuchel, on est pas loin de dire qu’il a dépasser le maître. Le test de mardi aura une odeur de souffre et de contrôle des connaissances.

Il sait faire confiance à ses hommes et il ne mourra pas avec ses idées, pas comme un certain Gasperini (ou Gasparini selon Raymond, mais Ray a toujours eu des problèmes avec les Italiens…).

Preuve en est, le buteur du 1er but n’est pas du tout un titulaire et celui du second but n’avait joué que 34 minutes en Ligue des Champions (c’est aussi le premier Américain a marquer à ce niveau de la compétition, qui s’en fout?).

Les points faibles de Leipzig

Werner n’est plus là

Parti du côté de Chelsea et de Stamford Bridge, Timo Werner, celui qui a peur quand la foule siffle trop fort, manque, c’est un fait. Figure de proue du modèle Red Bull, Timo n’a pas vraiment été remplacé. 28 buts en 34 matchs en 2020, ça pèse.

Bien entendu, le RB Leipzig peut compter sur Poulsen en « 9 », mais il a plus la dégaine d’un joueur de guitare au estival d’Avignon que d’un tueur de surface. Quand on voit la prestation de Kimpembe contre l’Atalanta, c’est plutôt bon signe.

Physiquement, ça semble pêcher

Les équipes encore en lice ont toutes eu des calendriers « spéciaux », et, force est de constater que les clubs français sont « plutôt » frais pour des équipes n’ayant pas joué à haute intensité depuis des mois.

A contrario, aux alentours de l’heure de jeu, le RB Leipzig a connu une petite baisse de régime. Seule la vague de remplacements a pu donner du fouet à cette équipe (je vous épargne la boutade sur le Red Bull), mais au détriment de la qualité. Un coup à vouloir refaire le coup de Mbappé à la 60ème…(même si, oui, on veut voir KM dès le début).

Leipzig n’aime pas la vitesse

Un certain Joao Felix, pour lequel j’ai un amour certain, a littéralement changé le match en détruisant l’équilibre des Allemands (demandez donc à Klostermann…il en est encore désorienté).

Des accélérations bien senties, une vision du jeu toujours pertinente et des supporters du Cholisme qui ne comprennent toujours pas pourquoi le père Félix est entré si tard…Mais cette carence défensive des Teutons est la clé du match de mardi, surtout que le PSG compte dans ses rangs 2 joueurs plutôt rapides me semble-t-il…

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Rédigé par Andrea Pirli

J'aime le foot et vous partage ma passion sur La Vista.